Arkadi Lavoie-Lachapelle

 

Biographie

Née l’année de la chute du mur de Berlin et de la tuerie de la Polytechnique, élevée dans la campagne lanaudoise par une famille de classe moyenne et aujourd’hui vivante et travaillante à Montréal, j’ai vécu un parcours scolaire et post-universitaire influencé par le mouvement étudiant de 2012, le féminisme de la troisième vague, la poésie action et les modes de penser et de créer d’Ann Hamilton, Anna Akhmatova, Angela Davis, Anne Ramsden, Catherine Lavoie-Marcus, Clémence Desrochers, Edith Brunette, Emma-Kate Guimond, Esther Ferrer, Hannah Arendt, Isabelle Stengers, Jeanne D’Arc, Joannie Boulais, Julie Trudel, Lúa Coderch, Laci Green, Marcelle Ferron, Marie Uguay, Michelle Lacombe, Monique Régimbald-Zeiber, Sylvie Cotton, Theresa Luise Gindlstrasser, Valérie Provost et Virginie Despentes.

Ma pratique de la performance comme art de la joie, qu’elle se manifeste dans l’espace public, en galerie, lors de conférences ou d’événements clandestins, cultive le paradoxe du geste performatif : un don énergétique transformateur qui peut à la fois bouleverser, déranger l’ordre des choses établies et faire du bien au corps, à l’esprit et au coeur. Ma pratique artistique baigne dans différentes formes que prend la notion de collectivité. À l’affût des rabats-joie, je crée à l’occasion des situations qui questionnent l’idéologie productiviste ambiante en y opposant une certaine résistance. Je me demande entre autres : venons-nous du futur; « un menu enfant pour emporter SVP », est-ce de la pédophilie; est-ce que les personnes queer ont des pouvoirs magiques ?

Depuis 2010, mes aventures artistiques, quelques fois anonymes et clandestines, se sont réalisées autant au pays que dans de petites et grandes villes russes et européennes. Je m’implique à l’organisation de plusieurs événements, dont le festival montréalais VIVA! Art action en tant que membre du CA ainsi que pour la Journée sans culture comme collaboratrice ardente.

arkadilavoielachapelle.com

 

Travail sélectionné

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Just Care, action pour l’événement «Actes de disparition // en réaction à la destruction d’Agora de Charles Daudelin», 2 août 2015, Montréal
Photo: Christian Bujold