LES MÉMOIRES VAGABONDES

Multidisciplinaire

Présentée à la Galerie d’art Desjardins à Drummondville

8 novembre – 15 décembre 2019

Vernissage le 8 novembre dès 19h00

Un service de navette entre Montréal et Drummondville est offert gratuitement.

Le départ de l’autobus pour le vernissage se fera à 17h30 au quai #4 de la Gare d’autocars de Montréal située au 1717, rue Berri.

Description du projet

Et si le mot Histoire s’accordait au pluriel?

La mémoire entretient une relation complexe avec l’histoire : les traces visuelles, les archives, les témoignages – l’ensemble de ce que l’on pourrait qualifier de preuve documentaire – nourrit la connaissance historique. Mais le travail de la mémoire n’appartient pas qu’à l’historien, il est collectif et repose sur un équilibre précaire entre objectivité et subjectivité. C’est dans cette tension que se situent les œuvres de l’exposition Les mémoires vagabondes, entre fiction et critique de la représentation historique.

Jean-Michel Leclerc puise des images dans des journaux, revues et périodiques du début du XXe siècle qu’il s’approprie de manière sensible. Alors que les archives qu’il sonde retracent les paysages socio-politiques à différents moments donnés de l’histoire moderne, ses œuvres proposent plutôt des récits imaginés, laissant place à l’interprétation et la projection.

Si l’approche de Jean-Michel évoque le caractère imprécis et flou de la mémoire, Gwenessa Lam évolue également dans cette voie avec la pièce Shilu Tower II, une reproduction d’un dessin grand format fait par l’artiste qui représente une tour appelée diaolou, entre logis et rempart. Jouant dans un registre de la séduction, le dessin de cette icône d’architecture permet d’aborder des questions de représentation et d’identité culturelle à travers le souvenir à la fois idéalisé et théâtralisé.

Pour sa part, line B. La Terreur convoque une iconographie associée à une reconnaissance collective qu’elle met en dialogue avec des problématiques sociales souvent cachées. Jouant dans une esthétique de séduction qui rappelle l’ornementation, les tableaux et la sculpture Jusqu’à ce que la mort nous sépare forment une série qui s’inscrit dans un corpus d’œuvres qui critique l’attitude d’aveuglement ayant trop souvent cours dans nos sociétés par rapport à la violence conjugale.

Les sculptures de Laurent Craste remettent elles aussi en question la signification d’objets en apparence ornementaux. S’inspirant de modèles originaux de porcelaines européennes des XVIIIe et XIXe siècles, l’artiste procède par altérations et détournements afin de transformer les sujets traditionnellement véhiculés par ces objets de luxe. Par ce jeu de détournement non sans une pointe d’humour, l’artiste nous amène à réfléchir sur les systèmes et le langage d’expression du pouvoir dominant.