Clément de Gaulejac: Motifs raisonnables

Affiches

2 mars – 6 avril, 2013
Vernissage le samedi 2 mars, 17h30

Description du projet

Entre mars et septembre 2012, Clément de Gaulejac a produit plusieurs dizaines d’affiches en soutien au mouvement étudiant. Après un moment fort de dissémination – au cours duquel elles ont été partagées sur le web (L’eau tiède), reproduites en sérigraphie (ateliers collectifs Diffuse et résiste), collées sur les murs ou brandies lors des grandes marches du printemps – la totalité de ces affiches est réunie à Skol. À l’issue de l’exposition, l’édition spéciale de ces documents sera conservée dans un fond d’archive montréalais.

Remerciements

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont aidé et soutenu dans la production et la diffusion de ces affiches. Ils se reconnaitront derrière l’un ou l’autre de ces masques, sous l’une ou l’autre de ces bannières : Diffuse et résiste ; L’école voit rouge ; L’APAQ du Mile-end ; Le Port de tête ; les colleurs anonymes ; les infatigables marcheurs du soir ; Menue Fretin et mon précieux banc de Sardines. Merci aussi aux Casseroles ; aux Fausses nouvelles ; aux Bonhommes ; au Panda ; aux Perforeuses ; et en général à tous les artistes de circonstance qui ont su donner au Printemps 2012 la couleur que l’on sait. Enfin, merci à Skol et à Artexte d’offrir une ultime destination artistique aux traces de ces gestes politiques.

Clés
1. Isabelle Stengers, Le défi de la production d’intelligence collective (Entretien avec Andrée Bergeron), Multitudes n° 20, printemps 2005.
–› « L’humour est très intéressant […] parce qu’il protège des poisons que sont toute perspective apocalyptique (rien n’est possible en dehors de la lutte finale) ou puriste (ne pas se salir les mains), perspectives toutes deux majoritaires. C’est un art minoritaire, parce qu’on ne fait pas d’humour en général, mais plutôt au corps à corps avec le pouvoir. »
2. Pascal Convert, Des écoles d’art pourquoi et pour quoi faire ?, Art press 2 n° 22, été 2011.
 –› « Inventer l’avenir aujourd’hui pour un artiste, ce n’est pas se singulariser comme valeur marchande dans un marché globalisé, mais permettre la singularisation collective. »
–› « Ça nous mène à l’autre concept, celui de « récupération », puisqu’on comprend entre les lignes que ce qui est dénoncé c’est la récupération du symbole à des fins commerciales. Et il est sans doute vrai qu’il y a un réel danger, mais comment l’analyser? »
4. Robert Filliou, Enseigner et apprendre les arts vivants, Paris, Bruxelles, Archives Lebeer Hossmann, 1970, réédité en 1998.
–› « Je peux te dire quelque chose Joseph? Pendant la révolution de mai l’an passé, j’ai pensé : « je sais ce que veulent les étudiants, ils veulent vivre comme nous. » C’est cela qu’ils veulent – Tous les jeunes veulent vivre comme des artistes. C’est ce qu’ils revendiquent, ce qu’ils ont écrit sur les murs. »